Au début du Faust, Goethe voit le vieux savant penché sur le « Prologue » de l’évangile de Jean ; il s’interroge sur la meilleure traduction possible du mot grec : Logos. Tour à tour, se présentent les mots : Verbe, Parole, Force… Lui vient alors à l’esprit : Acte (Action). Apaisé, il traduit : « Au commencement était l’Acte. » De l’Acte originel dériveront le Cosmos, le Vivant, l’Homme et ses actions, pour le meilleur et pour le pire.
Écrasé par la puissance des forces naturelles, la souffrance et la mort, l’homme a cherché à se protéger, à se concilier ces forces plus ou moins déifiées, d’où l’émergence des concepts de sacrifice, d’œuvres salutaires, lesquels buteront, au fil du temps, sur le questionnement : qu’est-ce qu’un acte, une œuvre méritoire au regard de l’Absolu, du Tout-Puissant, du Tout-Autre ? On connaît la réponse des Réformateurs : la Grâce ne s’achète pas ; elle n’est pas monnayable, comme toute œuvre pieuse... 
(l'article complet sera en ligne en avril 2009)
Camille Jean Izard