C'est vrai, le grand matin n’est pas encore venu.
C’est encore le chant de la nuit,
le chant des veilleurs qui appellent l’aurore.
Mais déjà danse en nous la lumière,
déjà le chant de l’aube habite nos silences.
Entonnons le chant des veilleurs qui voient plus loin que la nuit,
qui bâtissent leur vie sur leur rêve,
qui sont déjà d’ailleurs et de plus loin,
du Royaume d’amour sans fin
qu’ouvre la vieille histoire de l’enfant de Noël.
Au plus profond de nous, la vie rejoint le rêve,
et les désirs enfouis d’amour et de beauté.
Si tu plonges dans ces profondeurs,
tu retrouveras l’élan de vivre sans dormir,
d’ouvrir grand les yeux même au cœur de la nuit.
Ton chemin sera jalonné
de lueurs d’enfance, de balises d’espérance.
C’est maintenant le temps des veilleurs,
porte-flambeaux de l’Évangile,
qui voient l’aurore au loin et qui chantent. 