
Numéro 221
août-septembre 2008
(ce numéro n'est que partiellement en ligne)
Sommaire & Résumés
(
: permet d'aller au corps de l'article)
Éditorial
Pour un monde meilleur, par Laurent Gagnebin
Tel est le slogan que les sportifs français auraient voulu arborer sur un badge à l’occasion des jeux olympiques et en signe de protestation contre l’écrasement de la révolte tibétaine. On a dit que cette formule était vague et bien anodine. Mais, avec elle, on dépassait le cas particulier d’un État pour manifester une solidarité d’ordre international. Ce slogan avait aussi l’avantage d’être pour et non contre. Et le politique n’y était pas la politique... 
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Questionner
Dieu proche ou Dieu lointain, immanence ou transcendance de Dieu… Christophe Montoya, pasteur à Toulon, estime que la différence influence fortement notre manière de penser et d’agir. L’idée d’un Dieu immanent, présent dans la nature, proche de l’homme, qu’il a créé « à sa ressemblance », responsabilise l’homme bien plus que celle d’un Dieu transcendant, « Tout Autre ».
Notre Dieu est-il un Dieu lointain ?, par Christophe Montoya
Qu’on l’appelle, « Adonaï » ou « Éternel », Dieu demeure pour nous un grand mystère. Notre Dieu semble se cacher hors de portée de nos sens. Nous l’imaginons avec nos pauvres concepts, nous le nommons avec nos pauvres mots, nous le prions de nos pauvres prières, mais qui est-il ? Notre tradition réformée de répondre : il est celui qui ne se révèle que dans le visage du Christ, il est le Dieu transcendant...
(l'article complet sera en ligne en février 2009)
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Agir
L’hiver dernier, quelques associations ont organisé à Paris une « nuit des sans-logis » : nuit de protestation, mais aussi de fête et de partage pour les exclus de notre société ; nuit d’interrogations peut-être pour ceux qui ne manquent de rien. Une seule « nuit des sans-logis », mais… 364 nuits de silence et d’indifférence !
La nuit des sans-logis, par Vincens Hubac
Ce que Dieu est en lui-même, nous l’ignorons ; nous
sommes incapables d’en parler justement et complètement.
Par contre, nous pouvons dire ce qu’il représente pour
nous, comment il nous touche ou nous affecte. Pour ma part, quand
on m’interroge, je mets l’accent sur quatre points, en
soulignant que mes propos, fondés sur une expérience
partielle et défectueuse de Dieu, ne prétendent pas
le définir...
(l'article complet sera en ligne en février 2009)
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Billet
« Faire le plein »,
par Jean-Marie de Bourqueney
Je ne sais pas si je suis le seul maniaque sur cette terre… quand je fais mon plein d’essence ! À chaque fois, j’essaye de tomber sur un chiffre rond. Ah quel bonheur, lorsque l’on raccroche le pistolet de voir s’afficher « …,00 ». C’est idiot mais c’est mon bonheur ! Et le pire, c’est que si, par mégarde (parfois je ne suis pas en forme…), je dépasse de 1 ou 2 centimes, je ne suis pas loin du désespoir… J’essaye alors, au risque de faire déborder le réservoir, d’arriver au chiffre rond suivant… Et tout cela pourquoi ?...
(l'article complet sera en ligne en février 2009)
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Regarder

Harmonies irisées
Photo de Jean-Luc Duchêne
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Méditer
Je m’en vais,
parDavid Keighley, prêtre anglican
(traduction Gilles Castelnau)
Je m’en vais !
J’abandonne les compromis politiques et éthiques qui corrompent le message de mon Jésus.
J’abandonne la théologie masculine autoritaire qui m’étouffe... 
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Cahier
: Vauban, modèle de tolérance ?,
par Sylvie Rachet
Est-il possible à un être humain de vivre sans se
poser la question du bien et du mal ?
Au Ve siècle avant J.-C., Socrate pensait que l’homme
ne pouvait pas faire sciemment le mal ; l’important était
donc de le rendre conscient : « Connais-toi toi-même
». Un siècle plus tard, Aristote écrivait son
« Éthique à Nicomaque », texte dans lequel
il assignait comme fin à la vie l’épanouissement
de l’être humain, se réalisant dans la vie de
la Cité, sous la conduite de la raison et des actions estimées
bonnes. Cet ouvrage eut une influence prépondérante
jusqu’au XVIIIe siècle. Kant introduisit alors une «
morale du devoir » : la valeur d’une conduite se mesure
au respect d’un devoir qui s’impose à l’homme.
Aujourd’hui, on différencie « Éthique »
et « Morale ». Le philosophe Paul Ricœur écrit
: « Je réserverai le terme d’ “éthique”
pour la visée d’une vie accomplie sous le signe des
actions estimées bonnes (héritage aristotélicien),
et celui de “morale” pour le côté obligatoire,
marqué par des normes, des obligations, des interdictions
caractérisées à la fois par une exigence d’universalité
et par un effet de contrainte (héritage kantien). »
Si Ricœur affirme la primauté de l’éthique
sur la morale, il affirme aussi la nécessité d’obligations,
de lois, pour la même raison qui faisait dire à Paul
(Rm 7,19) : « Je ne fais pas le bien que je veux et je fais
le mal que je ne veux pas. » Cependant, de l’application
des lois à des cas concrets découlent parfois des
conflits qui ne peuvent être résolus que par une «
sagesse pratique ». Aristote l’avait remarqué
: « La loi est toujours quelque chose de général
et il y a des cas d’espèce pour lesquels il n’est
pas possible de poser un énoncé général
qui s’y applique avec certitude. » L’euthanasie
en est un bon exemple.
Une citation de Paul Ricœur complète la réflexion
:
« La pensée spéculative est tirée en
arrière vers l’origine : “D’où vient
le mal ?”, demande-t-elle. La réponse – non la
solution – de l’action, c’est : “Que faire contre
le mal ?” Le regard est ainsi tourné vers l’avenir,
par l’idée d’une tâche à accomplir,
qui réplique à celle d’une origine à découvrir.
»
Axel Kahn, médecin généticien, a publié
en février 2008, en collaboration avec Christian Godin, philosophe,
L’Homme, le bien, le mal, chez Stock. Axel Kahn est président
de l’université Paris-Descartes et Directeur de l’Institut
Cochin ; il a été membre du Comité consultatif
national d’éthique de 1992 à 2004. Le 3 février
2008, il a donné une conférence au Foyer de l’Âme
à Paris, sur cette question du bien et du mal. Le texte qui
suit est la retranscription de cette conférence d’après
un enregistrement, et son style reste « oral ». Mais
la qualité de son contenu est telle qu’il nous a semblé
intéressant de le publier tel quel.
Marie-Noële et Jean-Luc Duchêne
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Vivre
C’est pas une vie, par Bernard Félix
Ah, la douceur exquise de ce matin de printemps dans les rues
de mon quartier ! Les feuilles encore neuves, les merles sifflent,
les ramiers roucoulent. Déjà, on s’affaire, les
commerces offrent leurs étals, fruits, légumes, et
même si je ne suis pas très carnivore, la rôtissoire
avec ses chapelets de poulets a bonne allure ! Le monsieur du kiosque
à journaux dit bonjour, l’air est léger, et je
me dis que la presque perfection de ce moment est à la limite
de la caricature : « Ya d’la joie, bonjour, bonjour les
hirondelles…» ...
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Repenser
Dans la rubrique Repenser, Évangile et liberté propose les éléments d’un petit catéchisme. Après incarnation, Croix, péché, Dieu, voici la résurrection.
La résurrection,
par Marc Pernot
En français, le verbe « ressusciter » appartient au patois théologique, alors que les mots grecs de la Bible appartiennent au langage courant, egeiro ou anistemi veulent dire « se lever », comme on se lève de table ou qu’on se lève le matin. C’est bien dommage, car cela ne nous aide pas à comprendre ce que l’Évangile nous dit sur la notion de résurrection, la rendant particulièrement mystérieuse alors qu’elle nous est plutôt présentée dans la Bible comme une expérience qui est à vivre durant notre vie en ce monde, voire une expérience que nous avons déjà vécue, comme nous le dit Paul « vous avez été ressuscités avec Christ » (Col 2,10)...
(l'article complet sera en ligne en février 2009)
Réagir
La déclaration suivante a été publiée par le Conseil d’Églises Chrétiennes en France (créé en 1987). Elle fait écho à l’éditorial du présent numéro, à la réflexion du cahier sur la tolérance, et au commentaire du texte de Luc.
Déclaration du Conseil d’Églises Chrétiennes en France, Déclaration du 14 mai 2008
La France s’apprête à prendre la présidence de l’Union Européenne. Le Conseil d’Églises Chrétiennes en France veut y voir une chance, pour que l’harmonisation des politiques migratoires dans les différents pays de l’Union se fasse dans le respect des valeurs et des droits qui ont fait de cette partie de notre planète un espace de prospérité, de liberté et de paix...
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Relire
Le protestantisme libéral est-il le résidu d’un christianisme en bout de course, la dernière étape avant un rationalisme athée et éthique ? Dans Libre pensée et protestantisme libéral, un livre qui sera réédité en novembre chez Van Dieren, Buisson va en ce sens. À l’inverse, Wagner voit dans le libéralisme l’avenir et l’épanouissement du christianisme évangélique qui, sous l’impulsion de Jésus, « change Dieu » en l’humanisant.
“Un beau reste”,
par André Gounelle
Curieuse histoire que celle de ce pauvre Lazare qui restait à
la porte d’un grand riche de la ville passant son temps à
donner de brillants festins. Et voila que le pauvre et le riche
meurent et se retrouvent au séjour des morts. Mais Lazare
aux côtés d’Abraham, et le riche dans le supplice
des flammes. Le riche supplie Abraham de laisser Lazare tremper
son doigt dans l’eau pour venir lui rafraîchir la langue.
Abraham refuse en lui expliquant qu’il a déjà
reçu son bonheur durant sa vie comme Lazare le malheur...
(l'article complet sera en ligne en février 2009)
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Commenter
Ces lignes s’inscrivent dans la continuité de l’article d’Henri Persoz paru le mois dernier. La parabole a une portée éthique qui révèle un Dieu de justice. Mais, comme son nom l’indique, la parabole « parle à côté ». Elle anime un débat dans lequel sont dénoncés l’idolâtrie et le salut par la Loi.
Le riche et Lazare (suite) (Luc 16,19-31),
par Vincens Hubac
La dénonciation de l’idolâtrie . En quelques mots, Luc nous montre ce qu’est l’idolâtrie et ses conséquences. Sans reprendre ce qui a été justement souligné sur l’enfermement du riche dans ses certitudes, il faut revenir sur sa manière d’être : voici un homme habillé de lin et de pourpre, nous dit le texte. Un lecteur judéo-chrétien ou juif réagit immédiatement car il sait où il y a du « lin et du pourpre ». Dans le Temple de Jérusalem, le Saint des Saints est séparé du reste du Temple par un rideau de lin et de pourpre ! En se drapant dans ce rideau, le riche se prend pour Dieu...
(l'article complet sera en ligne en février 2009)
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Retrouver
Martin-Luther King a été assassiné il y a 40 ans, le 4 avril 1968. Son action se situe dans une assez brève période de temps : 1955-1968. Christian Mazel, qui a eu la chance de le rencontrer, nous parle de cet homme exceptionnel.
Martin-Luther King : Témoignage,
par Christian Mazel
Le 1er décembre 1955, Rosa Parks, couturière noire de 42 ans, après une longue journée de travail, refuse de laisser sa place assise à un homme blanc dans un bus de ville de Montgomery (Alabama). Victime de la ségrégation dans les transports en commun, elle est jetée en prison pour cet acte de résistance non-violente. M.-L. King, pasteur à Montgomery, lance alors un mouvement de boycottage des bus qui dura plus d’une année, marquée par de longues marches à pied, arrêts des autos par la police, bombe sur la maison de M.-L. King, intimidations et violences policières. Le combat se termina pour lui le 4 avril 1968, par son assassinat à Memphis (Tennessee) à l’âge de 39 ans. Nous l’avons rencontré plusieurs fois lors de mon ministère à Detroit (Michigan)...
(l'article complet sera en ligne en février 2009)
Lire
Livre : Croire aujourd'hui 
Livre : Un autre regard sur Marie
Livre : L’art de prêcher
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Résonner
Pierre Nambot, qui a fait partie du jury œcuménique au Festival de Cannes 2007, présente « Linha de Passe » : ce film, sélectionné pour le Festival de Cannes 2008, invite à ne jamais renoncer, et l’a particulièrement impressionné.
Linha de Passe,
par Pierre Nambot
Le cinéaste brésilien Walter Salles est très attaché à son pays ; après Central do Brazil et Terre Lointaine, il réalise Linha de Passe, film remarquable, retenu cette année pour la sélection officielle du festival de Cannes. D’entrée, nous sommes au cœur de la problématique de la vie à Sao Paulo, une ville parmi les plus chaotiques au monde. Un match décisif se joue pour l’équipe prestigieuse des Corinthians, le stade est en transe et, aux moments les plus intenses, des mains se dressent sous une bannière géante... 
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Nouvelles
Les journées du protestantisme
libéral à la Grande Motte :
les 11 et 12 octobre 2008 - Économie et Bonheur

UniLib, unis en libéralisme
La foi, fille de (la) joie ?

Nouvelles :
Florence Taubmann comme présidente de l’Amitié judéo-chrétienne. Décès de Bernard Kaempf. Groupes Évangile et liberté

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Courrier des Lecteurs
Évangile
& liberté comprend une page entière
consacrée au Courrier des lecteurs. Nous voulons ainsi une
page vive, animée, publiant librement vos réactions
à tel ou tel article. 
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Citation
Il y a des instants où je peux croire,
il y en a d’autres où je dois douter.
Le pire, je pense,
c’est de vouloir croire
quel que soit l’objet de la croyance...
Friedrich Dürrenmatt (1921-1990)
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