Éditorial
L’In-fini, par Raphaël
Picon 
Questionner
Dieu existe-t-il ?, par Laurent
Gagnebin 
Cette interrogation est par excellence celle de l’être
humain, mais elle reste aussi celle de tout croyant. Dieu ne va pas
de soi. Son existence est loin d’être une évidence
logique. Il s’agit de souligner ici le pour et le contre des
tentatives consacrées à dire l’existence de Dieu.
Dieu existe-t-il ? Tout dépend de la manière dont on
entend ces mots. Finalement, Dieu ne serait-il pas devant nous et
à venir ?
Débattre
L’institution est-elle
utile ?, par Dominique Hernandez

Souvent critiquée mais pourtant nécessaire,
l’institution n’est pas toujours appréciée
dans le protestantisme qui valorise surtout la personne humaine. Mais
la question de l’utilité de l’institution demeure.
Dominique Hernandez nous guide ici entre rêve et réalité…
Elle reprend à son compte et dans un style original, l’opposition,
souvent à l’œuvre dans la réflexion protestante
sur l’Église, entre événement et institution.
L’Église est pensée comme un acte de Dieu, un produit
de sa grâce, un événement d’Évangile,
et prend corps à travers des institutions qui demeurent relatives
et secondes.
Billet
La théologie entre poème et
raison, par Jean-Marie de Bourqueney

Ces mots qu'on n'aime pas
Le péché orginel, par
Alain Houziaux 
Dieu et les animaux
Dette envers l’animal, par André
Gounelle 
Témoigner
Comprendre et se faire comprendre,
par Christian Mazel 
Christian Mazel, qui a été rédacteur en chef
d’ Evangile et Liberté de 1988 à 2003, nous livre
quelques idées fortes sur ce qui l’a marqué pendant
tant d’années de travail, et sur l’utilité
et les limites que présente un journal qui témoigne
de la foi.
Commenter
Le Fils de l’homme est venu non pour
être servi, mais pour servir, par Thomas Römer
haut 
Dossier : Les protestants et la mystique
Regards protestants sur la mystique, Luther,
Böhme, Tersteegen, par Michel Cornuz

Dans le présent numéro d’Évangile et Liberté,
Jean-Marie de Bourqueney nous rappelle dans son « billet
d’humeur » que la théologie évolue «
entre poème et raison ». On n’écrit pas ni
ne lit de la même façon un poème sur la nuit et
un traité de mécanique céleste. Laurent Gagnebin
nous tient, en page « Questionner », un discours raisonnable
sur l’existence de Dieu, dans lequel il fait essentiellement
appel à notre intelligence. Dans la rubrique « Débattre
», Dominique Hernandez nous parle, dans un langage beaucoup
plus proche de la poésie, de l’institution « Église
», entre rêve et réalité.
L’homme, raisonnable, a besoin de son intelligence pour découvrir
la réalité du monde, s’assurer de sa cohérence
et en construire des représentations solides. Mais l’homme,
sensible, ne peut vivre non plus sans rêve ni affectivité.
Ces deux pôles, intellectuel et affectif, exclusifs l’un
de l’autre, coexistent pourtant en chacun de nous, et chacun
de nous se situe entre eux à une place qui lui convient. Face
à Dieu, l’homme peut préférer raisonner,
construire une théologie intelligente et structurée.
Il peut parfois en arriver à refuser l’existence de ce
« Tout Autre » dont il ne peut démontrer l’existence.
Ou bien il peut se laisser aller à une passion irraisonnée,
que certains peuvent même trouver déraisonnable. C’est
le cas de certains personnages mystiques qui abandonnent presque totalement
le côté intellectuel pour se livrer tout entiers à
l’amour de Dieu avec leur seule affectivité.
Le pasteur Michel Cornuz nous entretient, dans ce dossier, de la
mystique dans le protestantisme à travers trois personnalités
protestantes : Martin Luther, Jacob Böhme et Gerhard Tersteegen.
Au début de la Réforme, Martin Luther présente
un côté mystique, mais plus tard, il doit revenir en
arrière pour éviter de se faire déborder par
les « enthousiastes ». Cent ans après, Jacob Böhme
– qui a profondément marqué Nicolas Berdiaeff –
se libère d’un état angoissé par une expérience
mystique dans laquelle il trouve, sinon une explication au mal, au
moins un apaisement. Gerhard Tersteegen enfin, une centaine d’années
plus tard encore, après avoir cherché en lui-même
la présence de Dieu, publie un enseignement sur la méditation,
qui pourrait bien être utile au rapprochement des diverses façons
de vivre le protestantisme aujourd’hui.
Michel Cornuz nous engage à découvrir cette forme
de spiritualité qui pourrait répondre aux aspirations
de beaucoup de nos contemporains.
On pourra lire aussi, dans le présent numéro d’Évangile
et Liberté l’article consacré
à Charles Wagner qui, comme Albert Schweitzer et comme
le souligne l’auteur de ce portrait, a précisément
voulu réconcilier rationalisme et mysticisme.
haut 
En Bref
Dans le monde et dans les Églises,
par Claudine Castelnau et Laurent Gagnebin

Méditer
Tu es ma gloire et tu relèves ma tête,
par Florence Taubmann 
Rencontrer
Charles Wagner, l’inclassable,
par Geofroy de Turckheim 
Retrouver
L’abbaye Saint-Germain-des-Prés
et le Pré-aux-Clercs, par Vincens
Hubac 
Regarder, Écouter, Lire
Livre : M.-H. Luigi : « La dame
d’en haut » 
Livre : M. Boss, R. Picon et alii : «
Penser le Dieu vivant »
Livre : Bernard Félix : «
la quête du Graal »
Cinéma : Cinéma : «
Elephant »
Lire : Une nouvelle librairie protestante
à Paris
Vivre
Trois mésanges, par Bernard
Félix 
Carte blanche
Le Dieu un, par Jean-Claude
Deroche 
Courrier des Lecteurs
Évangile & liberté
comprendra désormais une page entière consacrée
au Courrier des lecteurs. Nous voulons ainsi une page vive, animée,
publiant librement vos réactions à tel ou tel article.

Citation
Religion et Humanité, par Albert
Schweitzer